[vc_row][vc_column][vc_single_image image= »6224″ img_size= »full » alignment= »center »][/vc_column][/vc_row][vc_row][vc_column][vc_custom_heading text= »Passer à l’innovation collaborative » font_container= »tag:h1|font_size:40|text_align:center|color:redplum-color » google_fonts= »font_family:Roboto%3A100%2C100italic%2C300%2C300italic%2Cregular%2Citalic%2C500%2C500italic%2C700%2C700italic%2C900%2C900italic|font_style:400%20regular%3A400%3Anormal »][vc_empty_space][vc_column_text] Connecter les collaborateurs en interne, travailler en réseau avec l’externe Impliquer son écosystème au cours du processus d’innovation est d’après notre expérience l’un des facteurs clés de succès pour innover. En effet, le ratio « coût de R&D / valeur créée » est à l’heure actuel menacé pour l’entreprise qui ne peut anticiper et internaliser toutes les compétences et savoirs nécessaires pour innover. C’est pourquoi renforcer la dynamique entrepreneuriale des équipes en soutien à l’innovation, et consolider les liens avec ses clients, fournisseurs ou partenaires est bénéfique pour innover.[/vc_column_text][vc_empty_space][vc_column_text] Innover en interne D’abord en interne, avec la diffusion de la culture d’innovation et le déploiement du modèle, à chaque niveau de l’entreprise. Un des objectifs est notamment de capter et de faire remonter des idées innovantes de tous points de l’entreprise. Certaines d’entre elles développent en complément une approche désilotée, en soumettant, à l’ensemble de leurs collaborateurs spécialistes, des sujets de réflexion pour orienter la stratégie d’innovation. Développer l’empowerment de ses équipes enrichit sa roadmap d’innovation en stimulant l’intelligence collective des salariés autour de la stratégie de l’entreprise. Les entreprises qui cherchent à relancer leur croissance et à renforcer la culture d’entreprise gagnent à miser sur leurs ressources existantes : leurs équipes.[/vc_column_text][vc_empty_space][vc_column_text] Innover en externe avec des parties prenantes En complément d’une dynamique d’innovation avec son écosystème interne, il est possible d’innover facilement avec son écosystème externe. Ouvrir sa stratégie d’innovation aux apports d’une ou plusieurs parties prenantes de sa société permet d’accélérer l’innovation, et de s’appuyer sur des expertises complémentaires. Les démarches d’innovation collaborative externes doivent s’accompagner d’une acculturation pour intégrer des projets, technologies, services et exigences en aval et en amont de votre filière. Innover avec son écosystème interne ou externe n’est pas seulement l’affaire des grands groupes, des méthodologies et des outils permettent d’obtenir des résultats simplement et rapidement. Besoin d’une démo ou d’une présentation de résultats concrets ? Contactez nous[/vc_column_text][vc_empty_space][/vc_column][/vc_row][vc_row][vc_column width= »1/2″][vc_single_image image= »6223″ img_size= » » add_caption= »yes » style= »vc_box_border »][/vc_column][vc_column width= »1/2″][vc_column_text] Vertical Innovation est certifiée HYPE innovation software – Idea Management Software (logiciel pour l’innovation collaborative) [/vc_column_text][/vc_column][/vc_row]
La culture d’ innovation en entreprise, mais c’est quoi au juste ?
La semaine dernière, je travaillais avec mes étudiants sur le cas de Google et sur la stratégie de croissance de cette entreprise, d’abord organique puis fondée sur les acquisitions d’autres entreprises. Certains de mes étudiants me faisaient remarquer dans leurs travaux que Google avait su développer une « culture d’ innovation » qui avait permis de valoriser tous les talents recrutés très tôt par l’entreprise et de transformer des compétences réelles – compétences pas toujours qualifiées d’ailleurs – en programmes, en moteur de recherche, en services nouveaux et la plupart du temps innovants… Pour ces étudiants, le cas de Google fait figure de doux idéal type, qu’il faudrait impérativement appliquer dans toutes les entreprises qui se veut innovante : Recrutement sélectif de talents – qui soulignons-le – se seraient déjà révélés ou auraient déjà travaillé leur talent ailleurs, Chouchoutage de ces talents en leur conférant une certaine liberté, ce fameux 20% de temps de travail alloué au développement d’un projet qu’ils auraient identifié comme bon pour l’entreprise, Le tout dans une ambiance de travail difficilement qualifiable et que tout le monde résume à « la culture d’ innovation »… Ce terme de « culture d’ innovation »… Quel terme parfois réducteur : un problème sociétal ? un problème de groupe ? C’est un problème culturel… Question : L’entreprise ne sait pas innover ? Réponse : La faute au manque de culture d’ innovation… Concrètement ? Heu… une culture trop technique ? Un manque de culture orientée marché ? Deux cultures ? Celle de la R&D et celle du marketing qui ne sont pas compatibles ? Lorsque j’entends le terme « Culture d’ innovation », je ne peux m’empêcher de penser à Pennac qui tentait de nous inculquer le gout de la lecture, la culture du livre : « Lis… Lis te dis-je » et son analogie avec « aime, aime te dis-je ». Ici, j’imagine facilement le dirigeant d’une entreprise dire « innove, innove te dis-je »… On comprend aisément le malaise et l’inconfort du salarié et, par là même le vrai sens du terme « culture d’ innovation » : L’acteur dans une entreprise qui a la culture d’ innovation n’a pas besoin de s’entendre dire « innove ! ». Il le fait naturellement et l’entreprise l’aide dans cette démarche. Comment ? La capacité d’ innovation d’un individu, ou d’un petit groupe, est fortement liée à sa capacité créative. La psychologue T. Amabile nous rappelle que la créativité n’est pas innée, donc mobilisable sur injonction – je dirais même sur commande ! Elle s’explique par trois facteurs : Une bonne expertise dans le domaine où il convient d’innover : Inutile de demander à un marketer spécialisé sur tel ou tel marché de suggérer des idées pertinentes pour développer une nouvelle technologie : il ne saura pas le faire… et c’est normal ! Un entrainement à formuler des idées d’ innovation. Innover, c’est comme le jogging. La première fois que l’on court durant 50 mn, c’est généralement dur et pénible. Plus on court, plus c’est facile… Donc, plus on s’entraine à émettre des idées d’ innovation, à les mettre en œuvre pour se dépasser… Une envie d’innover, une motivation. Plus cette motivation est propre à l’acteur – on parle de motivation interne -, plus ca marche ! En revanche, les incitations financières, même si elles restent souvent les bienvenues, n’ont qu’un très faible impact sur la capacité créative de l’acteur : il sera incité à soumettre plus d’idées certes… mais pas souvent innovantes et utiles pour l’entreprise. Bref, l’entreprise qui permet à la plus grande part de ces salariés de développer ces trois facteurs peut être considérée comme une entreprise qui a une culture d’ innovation… Après, peu importe les moyens du moment que l’esprit est là !!! Pennac (1995), Comme un roman, Ed. Gallimard, Coll. Nrf, Paris T.M. Amabile (1996) How to kill creativity, Harvard Business Review
Innovation, vous avez dit innovation ?
Innovation… Vous avez dit Innovation ? Jamais autant aujourd’hui on a parlé d’innovation… Surtout depuis 2006 lorsque Procter & Gamble mentionne dans son rapport annuel sa volonté de développer une stratégie d’innovation. Sans pour autant faire du mimétisme, bon nombre d’entreprises suivent le pas et inscrivent leur stratégie dans la recherche de nouveaux débouchés, rendant les anciens marchés obsolètes. Stratégie Océan Bleu après l’heure, l’idée de compétition par les innovations est détectée dès le début des années 90. L’économiste Llerena parle alors de compétition par l’innovation. Entre constat et plaidoyer, le chercheur constate que les entreprises souhaitent à s’extraire d’une compétition trop intense, fondée sur les coûts et les prix les plus bas possibles, en trouvant de nouveaux débouchés par le développement de produits ou de services nouveaux. Le terme d’innovation est vraiment le mot que l’on utilise durant les périodes de crises économiques – Rappelons que le concept de grappes d’innovation émerge en 1939 avec la publication du Cycle des affaires par Schumpeter -. Curieusement, on ne parlera pas – où très peu – d’innovation dans les années de forte croissance, pourtant bien caractérisée, pour le coup, par la naissance d’innovation : Ordinateur, Concorde, DS, Minitel ou même un peu plus tard la carte à puce… A cette époque, comme me le fait remarquer mon collègue géopoliticien, le mot innovation est usité dans le monde militaire. L’innovation qui n’est que technologique, est au service de la compétition entre pays, essentiellement les Etats-Unis, l’Europe balbutiante et l’URSS naissante… Au fil des décennies, le terme d’innovation recouvre des acceptations très diverses : Schumpeter ne le pense qu’en référence à une nouvelle technologie – la machine à vapeur, l’électricité, etc. -. Aujourd’hui, Fédérations Pionnières, qui s’occupe de l’accompagnement à l’entrepreneuriat féminin retient une définition plus large, qui, à défaut de technologies nouvelles – il est vrai que, statistiquement parlant, les femmes sont peu présentes dans le monde des nouvelles technologiques – font référence à des nouveaux modèles économiques, de nouveaux services assis sur des technologies nouvelles ou anciennes, peu importe… Et dans la plupart des entreprises, qu’en est-il ? Comment pensent-elle l’innovation en 2015? Dans les discours, tout le monde s’accorde sur le fait que l’innovation est un vecteur – si ce n’est LE vecteur de croissance de l’entreprise, comme en atteste le baromètre annuel de l’innovation Grenoble Ecole de Management – IFOP. L’innovation est aussi présentée comme protéiforme : développement de produits nouveaux, de nouvelles activités, de nouveaux modèles économiques, de nouveaux modes de commercialisation… Pour autant, dans la pratique, l’organisation pour mettre en place ces innovations hors des frontières technologiques peine à se mettre en place : les directions d’innovation ont fleuri à la fin des années 2000 mais se résument encore trop souvent à un relooking de la direction de la R&D… Dans ces conditions, pas évident pour une entreprise de penser d’autres formes d’innovation. Les binômes marketing – R&D souvent présentés comme un moyen de réconcilier développements technologiques innovants et opportunités marché ne fonctionnent que dans très peu d’entreprises, parmi lesquelles le groupe Seb – qui lui doit la naissance du désormais célèbre Actifry qui a permis de sauver l’activité culinaire et deux usines sur le sol français. Enfin, la gestion de la collaboration entre entreprises et métiers peine à se mettre en place de manière systématique. Elles sont pourtant au cœur du renouvellement des innovations technologiques et de services… Aussi, face à cette interminable crise économique, si l’innovation revient dans tous les discours et devient protéiforme, il devient urgent pour les entreprises de réfléchir à leur mode d’organisation pour générer, efficacement, cette innovation !